| Le RAKU Manu
Comme je le disais dans l' introduction sur le raku,
j'ai commencé il y a 10 ans en Corse chez mon
ami Thierry, que je remercie encore pour son aide précieuse
dans mes folles découvertes
A cette époque,
habitant en montagne Corse, je n'avais que les « bibles »
des potiers céramistes sur quoi m'appuyer pour
accorder les éléments à une cuisson
raku
C'était très compliqué de trouver
les substituts aux matières traditionnelles qui
étaient proposées dans les livres à
ma disposition et j' ai fait avec ce que j'avais sur
place
les glaçures que j' employais étaient
des glaçures alimentaires pour faïence,
comme la terre utilisée au départ.
En « trafiquant » les émaux
qu' on utilisait pour les poteries de Thierry et Marie
Léonelli , j'ai pu trouver pas mal d' effets
plus ou moins intéressants
Je vous donnerai
quelque recettes plus bas
Côté enfumage, j' ai lu des trucs de toutes
sortes
les écrits sur cette technique
que j'ai pu trouver sur Internet venaient surtout des
Etats Unis et c'était vraiment de drôles
d'idées
J'ai testé et franchement
y a pas tout à refaire
Tiens si vous voulez,
je vous en raconte deux bonnes ...celle de l'huile :
Le truc : tremper la pièce dans de l' huile
de vidange
je trempe la pièce à
500 ou 600 degrés dans le beau bac à huile
de la R5 diesel
bien noire l' huile !
Bwoof!!!!!
bien sûr, l' huile prend feu,
...Je ressors la magnifique sculpture des flammes de
l'enfer: l' horreur! La nymphe brûle, le bac aussi
et ils dégagent une telle fumée grasse
et noire que j'en laisse retomber la sculpture dans
l'huile pour me sauver bien plus loin le temps que ça
se passe ...je maîtrise le « business
» en le couvrant et en l'arrosant
Résultat pitoyable de raku raté en sortant
la pièce dégoulinante d' huile.. « bien
noire, i' disait !! » .. Ce genre de produit
impossible à laver
Et j' vous raconte celle de la naphtaline !!!
Fin de cuisson, le four est sur la crête de la
montagne sous haut-vent
Je verse dans le four à 900 degrés une
belle poignée de boules de naphtaline
oulalalalalala ! Je me souviens du jardin de Thierry
complètement enfumé, c'était tout
blanc partout et sûr, c'était la naphtaline,
ça!!!!!
Le brouillard se dissipa bien une heure plus tard et
l'odeur, elle, est restée; elle était
tellement tenace que je n' me souviens plus de l'état
des pièces dans le four
et même
si ça avait été mirifique, et bien
c' était à oublier comme truc: l'odeur
est restée encore pendant plusieurs cuissons
une infection !
|